Samedi 4 septembre
à 21h au CCF
Conférence de Zineddine Benabdallah
La confrérie des Aissaoua à Constantine
Entrée libre
Considéré comme l'un des derniers disciples du maître Mohamed Benjalloun et du cheikh Zouaoui, Zineddine Benabdallah est aujourd'hui l'un des plus grands artistes du genre Aissaoua en Algérie et compte à son actif une vingtaine d'albums s'inscrivant tous dans la promotion du genre Aïssaoui. L'artiste se considère aujourd'hui comme une sorte de trait d'union entre deux générations et se doit de préserver l'authenticité et l'originalité du côté artistique des fondements de la confrérie à laquelle il appartient, celle des Aissaoua.
Il veille et lutte pour que la wassiyya ne soit pas altérée par divers courants et déplore dans la foulée l’existence d’un nouveau style, d’un nouveau concept de ce mouvement qui, selon lui, est loin des principes de base et de la vocation Aîssaoui. A ce sujet, il soutiendra : «D’une part, il est encouragent de constater qu’il existe des jeunes qui s’intéressent à cette confrérie, mais, d’autre part, il faut avouer que les bases, voire les rudiments sont piétinés au point de sacrifier tous les préceptes pour une conception festive sans plus.»
Dimanche 5 septembre
à 21h au CCF
Spectacle de chant Sraoui
Fatma Hechaichi
Gratuit sur réservation
Fatma HECHAICHI, originaire de Salah Bay, est une figure mythique du chant Sraoui. Née en 1934 à Sekrine – une petite commune de l’est algérien situé à 15 km de Sétif-, elle se mit, dès l’âge de cinq ans, à apprendre les chants sraouis que ses tantes fredonnaient sans cesse. Pourvue d’une mémoire phénoménale et d’une voix puissante, elle sera l’ « étoile » des fêtes familiales.
Fatma travailla longtemps dans les fermes avant d’être une femme à tout faire dans une école primaire ; et c’est ainsi que les sorties scolaires lui permirent de semer son talent dans d’autres régions. Fatma n’hésita pas à participer aux commémorations nationales avant de collaborer ardemment avec la maison de la culture de Sétif, ce qui lui permit d’ailleurs de participer avec ferveur à des festivals nationaux et d’être l’ « étoile », encore une fois, des émissions télévisées algériennes ainsi que des documentaires centrés sur la ville de Sétif.
Après avoir conquis un large public sur tout le territoire algérien, Fatma HECHAICHI a envoûté ceux qui se trouvent de l’autre côté de la mer. Elle a non seulement chanté sur la fabuleuse scène de l’amphithéâtre de l’Opéra de Lyon en 2007, en 2008 et en 2009 mais elle a aussi enregistré en studio un CD Mémoire de ses chants, et ce, sous l’égide de l’association lyonnaise Gertrude II. Fatma HECHAICHI a aussi participé à une représentation hiphopslamsraoui ainsi qu’au spectacle « Ce ciel si ciel » de Guillemette GROBON (metteur en scène, directrice artistique de Gertrude II)
Fatma HECHAICHI : Chant
Djelloul ZAHDA : Chaakwa et Ghaita
Farouk DAILISSE : Tabla
Djamel CHEMLI : Clavier
Mercredi 8 septembre
à 21h au CCF
Soirée courts métrages
Harguine, harguine de Meriem Achour-Bouakkez
C'est à Constantine de Bahia Benchikh El Fegoun
Gartuit sur réservation
Pourquoi veulent-ils tous partir coûte que coûte, acceptant tous les risques ? Qu’est ce qui les pousse à fuir leur pays ? Pourquoi sont-ils toujours plus nombreux à choisir cette voie ? Que cherchent-ils ? Quel est donc ce rêve pour lequel ils sont prêts à mourir ?
Fateh a 28 ans. Comme beaucoup de jeunes Algériens, il rêve de partir à l’étranger par n’importe quel moyen. Un jour, il tente sa chance avec trente autres compagnons, en embarquant sur un chalutier en direction de la Sardaigne. L’expédition tourne au drame quand la marine algérienne percute le chalutier. On revient sur les lieux du départ avec Fateh, trois des compagnons de ce malheureux voyage et le père de l’une des victimes.
Auteur : Meriem Achour-Bouakkaz
Image : Meriem Achour-Bouakkaz
Montage : Amina Djahnine et Jean-Luc Rochat
Production : Cinéma et Mémoire
Bahia Bencheikh El-Fegoun est Constantinoise et vis à Alger depuis 7 ans. A 30 ans, elle retourne dans sa ville natale et s’aperçoit qu’elle ne connaît pas sa propre ville, Constantine… A travers l’histoire de sa famille, le film pose le questionnement de toute une génération par rapport à ses racines et dresse un état des lieux identitaire de l'Algérie.
C’est à Constantine, de Bahia Bencheikh El Fegoun (Algérie), documentaire, 2008, 30mn
Mercredi 15 septembre
à 16h au CCF
Un auteur, un livre avec Habib Ayyoub
Vie et Mort d'un citoyen provisoire
Entrée libre
Habib Ayyoub, né en octobre 1947 à Takdempt, est un journaliste, auteur et écrivain algérien, vivant à Dellys.
Habib Ayyoub n'est qu'un pseudonyme, son vrai nom étant Abdelaziz Benmahdjoub. Ce choix a été influencé par les éditeurs de l'écrivain : « C'est sur le conseil de mes éditeurs, Selma et Sofiane, que j'ai pris ce pseudonyme qui est plus simple à retenir et sonne mieux mais c’est moi qui l’ai choisi. Ayyoub est le nom du prophète le plus misérable et le plus patient, Job en français ; Habib, en arabe, c’est l’ami. L’ami du pauvre, c’est ce que je veux être. »
Après des études de sociologie, puis de cinéma à l'Institut national supérieur des arts du spectacle de Bruxelles, il a été Correspondant de presse du quotidien Le Jeune Indépendant puis journaliste économique au journal Liberté.
Il réalise ensuite quelques courts métrages avant de publier ses premiers textes Le désert et après, ainsi que Le gardien aux éditions Barzakh en 2002. Sous la forme d'un conte philosophique, le gardien raconte l'histoire d'un militaire qui vit dans le ksar du Sud algérien.
Publications
C'était la guerre (nouvelles), Alger, Barzakh, 2002
Le Palestinien (roman), Alger, Barzakh, 2003
Vie et Mort d’un citoyen provisoire (roman), Alger, Barzakh, 2005
Prix 2003 : Prix Mohammed Dib pour C'était la guerre
Lundi 27 septembre
à 17h au CCF
Soirée de contes
avec Hamed Bouzzine
Gratuit sur réservation
Hamed Bouzzine est un conteur marocain (...) qui puise à la source des troubadours berbères des histoires d’hommes libres. Des contes drôles, poétiques, merveilleux qui sentent le soleil, le sable du désert, les montagnes de l’Atlas et le pays des Touaregs, des histoires remplies de bons et mauvais génies, de rois et de princesses lotis sous la tente ou dans des palais de mille et une nuits… Il nous convie à un magnifique voyage en histoires ensoleillées, de Tanger à Tombouctou, sur les routes de la sagesse, de la tolérance et de l’humanité.
Hamed Bouzzine ne se contente pas de raconter des histoires, aussi stupéfiantes soient-elles. Il les chante également. Comme tout bon troubadour, le conteur est également un excellent musicien, jazzmen confirmé, qui eut l’occasion de jouer, entre autres avec Archie Shepp. La musique fait partie intégrante de ses contes qu’il accompagne à chaque fois d’un instrument traditionnel africain différent. Harpe du Niger, luth Gony, piano à pouce, les histoires se succèdent au rythme lancinant des mélodies répétitives, provocant une sorte d’envoûtement chez le spectateur qui se sent comme subjugué par la richesse de la langue, la mélodie des incantations, le charme du poète.
Mercredi 29 septembre
à 17h au CCF
Exposition de Mustapha Ghedjati
Entrée libre
Professeur d'éducation artistique de 1980 à 1992, Mustapha Ghedjati est aujourd'hui inspecteur en éducation artistique.
Ses dispositions en dessin et en peinture sont détectées dès le collège et reçoivent un accueil favorable du milieu familial. Il aura sa première exposition à Sétif en 1977 et obtient en 1986 le deuxième prix au festival national des arts plastiques à Souk Ahras.
Il puise son inspiration essentiellement dans l'histoire de l'Algérie et ses diverses cultures. Dans une palette de couleurs puissantes, il marie l'esthétique de la calligraphie arabe aux motifs berbères traditionnels, de plus, la femme occupe une place prépondérante dans son oeuvre.
De grandes expositions se succèdent et mènent Mustapha Ghedjati à Annaba, Djelfa, Oran, Rennes et Lyon.